Communication visuelle des professions de santé : ce que la déontologie autorise (et ce qu'elle interdit)
Un frein revient souvent quand un dentiste, un pharmacien ou un vétérinaire envisage de refaire ses portraits professionnels : "est-ce qu'on a le droit de communiquer comme ça ?"
La réponse courte : oui, dans le cadre fixé par le Code de déontologie de chaque profession. Les règles ont considérablement évolué ces dernières années, et la communication visuelle professionnelle est aujourd'hui largement autorisée — à condition de ne pas être trompeuse ni comparative.
Ce guide n'est pas un avis juridique. C'est une synthèse des pratiques observées sur le terrain, par un photographe qui travaille quotidiennement avec ces professions.
Ce que chaque profession peut faire — et ne peut pas faire
Chirurgiens-dentistes. Le Code de la santé publique et le Code de déontologie des chirurgiens-dentistes encadrent la communication professionnelle. Les praticiens peuvent présenter leur cabinet, leur équipe et leurs spécialisations sur leur site web et les plateformes de rendez-vous. Les portraits professionnels sont autorisés et même encouragés par Doctolib. La communication ne doit pas être trompeuse, comparative, ou faire appel à des témoignages de patients.
Pharmaciens. Le Code de déontologie pharmaceutique autorise la communication professionnelle depuis la loi HPST. Les pharmaciens peuvent présenter leur officine, leur équipe et leurs services. Les groupements (Pharmavie, Giphar, PHR) exigent d'ailleurs des pages Équipe avec portraits sur les sites affiliés. La publicité pour des médicaments reste strictement encadrée, mais la communication institutionnelle (équipe, locaux, services) est libre.
Vétérinaires. Depuis la révision de 2015 de l'article R242-35 du Code de déontologie vétérinaire, la communication professionnelle est explicitement autorisée. Les vétérinaires peuvent publier des portraits professionnels sur leur site, Vetolib, CaptainVet et LinkedIn. La seule limite : la communication ne doit pas être trompeuse ni comparative.
Les 3 interdits qui s'appliquent à toutes les professions de santé
1. Pas de publicité trompeuse. Un portrait professionnel, même retouché ou généré par IA, ne doit pas créer une fausse impression. Le résultat doit vous ressembler — c'est le cas avec un portrait IA sectoriel, qui génère une image à partir de vos propres photos.
2. Pas de communication comparative. Vous ne pouvez pas utiliser vos portraits pour vous comparer à un confrère. "Nos dentistes ont l'air plus professionnels que ceux du cabinet d'en face" est interdit.
3. Pas de témoignage patient dans un contexte publicitaire. Des avis patients sur Doctolib ou Google sont acceptés (c'est la plateforme qui les gère). Mais utiliser un portrait de patient satisfait dans votre communication commerciale est déconseillé.
En dehors de ces 3 limites, la communication visuelle est libre. Avoir des portraits professionnels de qualité sur votre site et vos plateformes de rendez-vous n'est pas seulement autorisé — c'est attendu.
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